4. Les droits du conjoint survivant
La loi du 3 décembre 2001 a mis en place une réforme considérable.
En effet, le conjoint survivant, jusqu’alors «ignoré» du droit successoral, voit sa situation nettement améliorée.
Ce qui relevait, avant cette loi applicable pour les successions ouvertes à compter du 1er juillet 2002, de la volonté des époux, notamment par l’utilisation des donations entre époux, relève, depuis cette date, de la loi.
Ainsi le conjoint survivant peut récupérer l’usufruit de la totalité des biens de son époux décédé.
Ce point particulier peut d’ailleurs poser un véritable problème de sclérose du patrimoine de la famille.
Situation familiale |
Droits du conjoint survivant
sans donation
au dernier vivant |
Droit du conjoint survivant
avec donation
au dernier vivant |
En présence d’enfants
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100 % en usufruit
ou 25 % en pleine propriété |
100 % en usufruit
ou 25 % en pleine propriété et 75 % en usufruit ou quotité disponible en pleine propriété |
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25 % en pleine propriété |
100 % en usufruit
ou 25 % en pleine propriété
et 75 % en usufruit ou quotité disponible en pleine propriété |
En absence d’enfants et
- en présence des deux parents du défunt
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50 % en pleine propriété |
50 % en pleine propriété
et 50 % en nue propriété |
- En présence d’un seul parent du défunt
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75 % en pleine propriété |
75 % en pleine propriété
et 25 % en nue propriété |
- En l’absence des deux parents mais en présence de frères et sœurs du défunt ou de leurs descendants
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100 % en pleine propriété moins la moitié des biens en nature provenant des successions ou donations des parents du défunt |
100 % en pleine propriété |
A noter que contrairement aux donations au dernier vivant mis en place pendant le mariage, celles incluses dans le contrat du mariage sont irrévocables.
Dans tous les cas, le conjoint survivant a des droits sur le logement qu’il occupait avec son conjoint décédé (un droit temporaire d’un an d’ordre public et un droit viager dont il peut être privé par testament).
Les droits du conjoint survivant peuvent, dans tous les cas et comme auparavant, être augmentés par le biais de donations entre époux mais aussi minorés en fonction de la stratégie patrimoniale retenue. |